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Discours de H. Hoogervorst, président de l’IASB, intitulé « Travailler dans l’intérêt général »


Le 28 septembre 2015, la fondation IFRS a publié un discours de H. Hoogervorst, président de l’IASB, intitulé « Travailler dans l’intérêt général », prononcé à l’ouverture de la réunion des normalisateurs mondiaux (WSS), à Londres le 28 septembre 2015 et portant sur les quatre points suivants :

  • Travailler au service de l’intérêt général,
  • Les utilisateurs des IFRS,
  • Les caractéristiques des IFRS,
  • Les aspects institutionnels de la fondation IFRS et de l’IASB.
Travailler au service de l’intérêt général

L’IASB définit sa mission comme le développement de normes internationales d’information financière, qui apporte transparence, responsabilité et efficacité aux marchés financiers à travers le monde.

Les normes de l’IASB apportent de la transparence en améliorant la comparabilité au niveau international ainsi que la qualité de l’information financière, et en permettant aux investisseurs et aux autres participants au marché de prendre des décisions économiques avisées.

Elles augmentent la responsabilité des marchés financiers en réduisant le fossé informationnel entre les fournisseurs de capitaux et les individus auxquels ils ont confié leur argent.

Et les normes IFRS contribuent à l’efficacité de l’économie en aidant les participants au marché à identifier les opportunités et les risques à travers le monde, ce qui améliore l’allocation du capital.

Les utilisateurs des IFRS

Le cadre conceptuel existant identifie les principaux utilisateurs des états financiers comme « les investisseurs, les prêteurs et autres créditeurs actuels et potentiels ».

Certains investisseurs estiment que les utilisateurs sont définis de façon trop large ; ils pensent que seuls les investisseurs actuels devraient constituer les principaux utilisateurs de la comptabilité. D’autres estiment que la définition est trop restreinte : ils renvoient à une version antérieure du cadre conceptuel qui incluait aussi « les clients, les gouvernements et le public » comme utilisateurs des états financiers.

La définition actuelle des « utilisateurs principaux » n’est pas aussi limitative qu’elle semble. Dans l’économie moderne, une grande part des gens ordinaires investit sur les marchés financiers. Elle le fait directement ou indirectement, par exemple au travers des fonds de pension.

Les caractéristiques des IFRS

Les normes comptables visent à décrire la réalité économique de façon aussi fidèle et aussi neutre que possible. Même si l’IASB reconnaît que les normes comptables ne peuvent atteindre 100% d’objectivité, l’IASB est aussi près que possible de cet objectif.

Les aspects institutionnels de la fondation IFRS et de l’IASB

L’IASB est un organisme privé et c’est un cas unique parmi les normalisateurs.

C’est cette structure unique qui crée des confusions sur le travail de l’IASB chez certaines personnes. Certains voient l’IASB comme un organisme d’auto-régulation anglo-saxon, qui privilégie certains intérêts commerciaux.

La réalité est différente.

D’abord, si la gouvernance de l’IASB ressemble beaucoup au modèle du FASB, le même modèle de gouvernance peut se trouver à travers le monde en Allemagne, au Japon, en Corée, en Malaisie et aux Pays-Bas, pays qui ne sont pas tous anglo-saxons !

Ensuite, l’IASB n’a aucun pouvoir pour imposer ses normes. Les normes de l’IASB sont adoptées dans tout le monde par les autorités publiques. Aucune auto-régulation ici donc !

La notion la plus éloignée de la vérité est que l’IASB privilégierait certains intérêts commerciaux. La constitution de l’IASB s’assure que ses membres sont protégés de toute influence indue d’intérêts particuliers, et la transparence du processus de décision est bien plus élevée que dans de nombreux organismes publics. 

Pour se connecter au  site internet  de la fondation IFRS

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