CNCCCSOEC
Actualités PHARE  /  IASB  /  Point de vue de Sue Lloyd, membre de l’IASB, sur la comptabilité des instruments financiers (IFRS 9)


Point de vue de Sue Lloyd, membre de l’IASB, sur la comptabilité des instruments financiers (IFRS 9)


Sue Lloyd,membre de l’IASB, s’est exprimée dans le Banking Magazine de l’Association des Banques d’Israel, où elle y a décrit le nouveau mode de dépréciation des prêts selon IFRS 9, applicable à partir de 2018.

Le système actuel de dépréciation des prêts suit un modèle de pertes constatées où une perte ne peut pas être comptabilisée avant l'occurrence d'un « événement », la plupart du temps  un incident de paiement. Même dans ce cas, la banque ne peut constater des pertes futures liées à de futurs incidents prévisibles. Cela a conduit à comptabiliser trop peu (de pertes) et trop tard.

IFRS 9 remédie à ce problème en demandant aux prêteurs  d’estimer et de comptabiliser les pertes attendues dès qu’elles prêtent ou investissent dans un instrument financier, tel une obligation. Pour mesurer la perte attendue, les institutions devront utiliser toute l’information pertinente dont elles disposent, y compris prospective. Outre que cela accélère la prise en compte, le modèle prévoit de donner des informations aidant les utilisateurs à comprendre les changements du risque de crédit des instruments.

Ceci se fait en distinguant les instruments performants conformément aux attentes de ceux qui sous-performent. Si un instrument se dégrade, la dépréciation sera augmentée.

Le FASB propose également une démarche analogue, mais avec une différence. Son modèle demandera que toutes les pertes attendues soient toujours comptabilisées. Cette comptabilisation commencera au premier jour. L’IASB ne pense pas que la reconnaissance dès le premier jour de la totalité des pertes sur la durée du prêt soit une représentation fidèle de la réalité économique, car une banque ne subit pas une telle perte en prêtant aux conditions du marché. L’IASB craint également qu’une telle pratique incite les banques à réduire leurs prêts pour diminuer leur dépréciation, ce qui serait grave en période de marasme.

Ce changement ne prendra effet qu’au 1er janvier 2018, car les systèmes nécessiteront des adaptations lourdes, même si les banques qui ont appliqué les approches prudentielles du comité de Bâle pourront s’appuyer sur leurs travaux. 

Pour se connecter au site internet  de l'IASB

Actualités

Zoom sur l'actu des IFRS
Haut de page
Imprimer
La Lettre trimestrielle

Cliquez ici si vous n'avez pas Adobe Reader.

L'Academie

Dipac